Qui n’est pas à la recherche d’un corps plus musclé, moins gras, plus endurant et plus puissant ? La plupart des pratiquants de la musculation, même si ils ne sont pas attirés par tous ces aspects ont pour ennemi numéro 1 le gras !
De là naît un amalgame préjudiciable à tous : manger trop gras entraîne une prise de gras…
Et là c’est le drame, ce que l’on pensait être la bataille contre l’ennemi numéro 1 se révèle être l’erreur numéro 1. Le culturiste garde uniquement ou presque des glucides et des protides dans son alimentation, et n’absorbe plus un gramme d’acide gras.
Alors pourquoi est-ce une erreur ? Nous allons le voir ensemble et vous allez enfin pouvoir comprendre ce qu’il faut privilégier dans sa diète pour favoriser la prise de muscle et la perte de graisse.
Alors oui je sais on vous a dit qu’un gramme de lipides est égal à 9kcal, soit deux fois plus qu’une même quantité de glucides ou de protides, mais ce n’est qu’une seule information sur tout ce qu’il est nécessaire de prendre en compte. Si l’on parle d’acides gras essentiels c’est bien qu’il y a une raison, et ils ne sont pas essentiels pour rien.
Il y a donc des acides gras essentiels que notre corps est incapable de produire, et qu’il faut lui apporter par l’alimentation. Il existe aussi des acides gras non-essentiels mais qui jouent tout de même un rôle important pour l’organisme. A ce stade là vous avez peut-être besoin d’un bref récapitulatif…
On peut diviser les lipides en 3 grandes catégories :
- Saturés -> on les trouve en grandes quantités dans l’alimentation occidentale moderne. Ils proviennent notamment des graisses animales (dans le bœuf par exemple). Il faut en consommer mais il y a très peu de chances pour que vous présentiez une carence en acides gras saturés.
- Mono-insaturés -> il est important de veiller à consommer des acides gras mono-insaturés en quantité suffisante, ce qui n’est pas toujours le cas chez l’adulte lambda. La source privilégiée de lipides mono-insaturés est l’huile d’olive, il est donc judicieux d’en user quotidiennement pour cuisiner.
- Poly-insaturés -> ils regroupent les oméga 3 et les oméga 6, des acides gras essentiels, qui comme nous l’avons vu plus haut ne peuvent pas être synthétisés par le corps. L’alimentation européenne apporte généralement la quantité nécessaire en oméga 6 (et même parfois beaucoup plus), ce qui est une bonne chose, mais présente dans presque tous les cas une déficience en oméga 3. C’est d’autant plus préjudiciable que l’un des points importants sur lequel il faut se focaliser est le rapport oméga 6/oméga 3. Or au fur et à mesure du temps, l’Homme a tendance à déséquilibrer ce rapport en faveur des oméga 6, alors que les oméga 3 jouent une pléiade de rôles essentiels à l’organisme !
Quand on parle de bons acides gras, on fait souvent référence aux insaturés, qui comme nous l’avons vu sont parfois déficitaires dans notre alimentation. Pour remédier à cela il suffit de sélectionner les aliments qui vont nous apporter ces bons acides gras, et les manger en quantité raisonnable.
- Pour les mono-insaturés : principalement l’huile d’olive, utilisable en assaisonnement ou à la cuisson.
- Pour les poly-insaturés : les noix, les amandes, le quinoa, les graines de lin, les poissons d’eau froide (thon, saumon, etc), les avocats, l’huile de colza (bien que cela reste controversé car les méthodes d’extraction de l’huile de colza semblent transformer la majeure partie des oméga 3 en acides gras trans, la pire source de gras possible…).
Nous ne parlerons pas dans cet article des bénéfices de tous ces « bons gras », mais sachez que si l’on parle de lipides essentiels, c’est bien parce que notre organisme ne peut les créer tout seul, et qu’il a besoin qu’on lui apporte par l’alimentation.
Je tiens tout de même à avancer un avantage qui pourrait sans doute attirer l’attention de la plupart des pratiquants de la musculation. Vous avez peut-être déjà entendu qu’il ne faut jamais baisser son apport lipidique lors d’un régime, il y a une raison à cela. Une baisse de l’apport en acides gras entraîne irrémédiablement une baisse du taux de testostérone, hormone hautement anabolisante comme vous le savez tous…
Coupez l’apport en lipides (notamment en bons lipides) et vous engendrerez une chute du taux de production de testostérone, dommage non ? |